Wielki Wschód Rzeczypospolitej Polskiej, pieczęć główna

Grand Orient de la République de Pologne

Site officiel de l’Obédience

Liberté – Egalité – Fraternité

flaga polska flaga francuska
Wielki Wschód Rzeczypospolitej Polskiej, pieczęć główna

Grand Orient
de la République de Pologne

Liberté – Egalité – Fraternité

flaga polska flaga francuska
flaga polska flaga francuska menu rozwijalne
Wielki Wschód Rzeczypospolitej Polskiej, pieczęć główna

Grand Orient
de la République de Pologne

[230 ans du Grand Orient en Pologne]

230 ans du Grand Orient en Pologne

inicjacja do loży masońskiejSelon sa déclaration fondatrice, «Le Grand Orient de la République de Pologne (…) entreprend de cultiver et soutenir les plus nobles traditions de la Franc-Maçonnerie polonaise, celles qui remontent au XVIIIe siècle et qui sont liées aux instants les plus glorieux de notre histoire – tels que la proclamation de la Constitution du 3 Mai»

August II Mocny, król polski Il convient de rappeler dans ce contexte que la première loge maçonnique polonaise – « Confrérie rouge » – a été créée dès 1721. Le développement de la franc-maçonnerie sur les terres polonaises ne s’est toutefois accélérée que dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Ce phénomène était strictement lié au mouvement de réformes qui se donnait pour but de moderniser l’Etat dans l’esprit des Lumières et d’assurer son indépendance face aux puissances voisines, surtout la Russie et la Prusse. La première obédience polonaise – « Sarmate vertueux » – naît en 1769. Le 22 février 1784, est solennellement proclamée la création du Grand Orient de la République de Pologne et du Grand-Duché de Lituanie. Cette dernière obédience unit dans son apogée la majorité des membres du parti des réformes (« parti patriotique »), dont le dernier roi de Pologne, Stanislas Auguste Poniatowski. L’œuvre majeure du parti des réformes c’est la Constitution du 3 Mai 1791, la première constitution en Europe continentale et la deuxième constitution au monde après la constitution américaine. Trois parmi les quatre principaux auteurs de cet acte étaient francs-maçons : le roi, Scipione Piattoli – son secrétaire et Ignace Potocki – grand maréchal de Lituanie et passé Grand Maître du Grand Orient de la République de Pologne et du Grand-Duché de Lituanie.

Stanisław August Poniatowski, mason, król PolskiLa disparition de l’Etat polonais en 1795 n’a pas mis définitivement fin aux activités de la franc-maçonnerie sur les terres polonaises démembrées pas la Russie, la Prusse et l’Autriche. Ces activités ont repris à l’époque des guerres napoléoniennes, surtout pendant la brève existence du Duché de Varsovie – un Etat polonais éphémère (1807 – 1813) créé par Napoléon après sa victoire sur la Prusse. Des personnages éminents de cette époque étaient maçons, notamment des militaires franco-polonais comme le prince Joseph Poniatowski, maréchal de France, ou le général Jean-Henri Dombrowski dont le nom est immortalisé à la fois sur l’Arc de Triomphe à Paris et dans l’hymne national polonais (« La Mazurka de Dombrowski »). Après la chute de Napoléon, la franc-maçonnerie polonaise a prospéré encore pendant quelques années, avant d’être dissoute définitivement par le tsar Alexandre I en 1821

Une renaissance de la franc-maçonnerie polonaise n’advint qu’au début du XXe siècle lorsque quelques loges éphémères furent créées à Varsovie, à Lublin, à Kalisz, à Vilnius et à Saint-Pétersbourg par le Grand Orient de France. Après la première guerre mondiale, alors que le Pologne était déjà redevenue un Etat indépendant (1918), c’est toutefois sous les auspices de la Grande Loge Nationale d’Italie qu’a été créée la loge-mère Copernic (1920), ce qui aboutit finalement à la création de la Grande Loge Nationale de Pologne. L’entre-deux-guerres est la période pendant laquelle naissent aussi des loges polonaises du Droit Humain. La montée en puissance de tendances autoritaires aboutit toutefois à la dissolution de toutes les structures maçonniques polonaises, en vertu d’un décret présidentiel de 1938.

Pendant la seconde guerre mondiale, c’est un franc-maçon – le général Michał Karaszewicz-Tokarzewski qui fonde les premières structures d'un mouvement de résistance lié au gouvernement polonais en exil. D’autres maçons polonais s’exilent en France où ils fondent une loge polonaise sous les auspices de la Grande Loge de France.

En 1944-1945, la Pologne se retrouve sous la domination soviétique où toute activité maçonnique est prohibée. En 1961, quelques anciens francs-maçons créent toutefois une loge clandestine, « Copernic », à l’Orient de Varsovie. Après la chute du communisme (1989), ce sont les Frères de cet atelier qui parviendront à reconstruire la Grande Loge Nationale de Pologne – une obédience reconnue par la Grande Loge Unie d’Angleterre. La fin du XXe et le début du XXIe siècle est aussi la période à laquelle apparaissent en Pologne d’autres courants maçonniques, tous liés à différentes obédiences françaises : le Grand Orient de Pologne, la Fédération Polonaise du Droit Humain, ainsi que des loges polonaises de la Grande Loge Féminine de France et de la Grande Loge des Cultures et de la Spiritualité.